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FX.co ★ EUR/USD. Pris dans l’étau d’une tendance latérale

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Analyses:::2026-02-23T22:47:07

EUR/USD. Pris dans l’étau d’une tendance latérale

La paire euro-dollar continue d’évoluer dans une fourchette de prix étroite, réagissant de façon impulsive au flux d’informations actuel. Cependant, ni les acheteurs ni les vendeurs de l’EUR/USD ne parviennent à faire pencher la situation en leur faveur. Le dollar ne trouve pas de soutien sur fond de signaux macroéconomiques contradictoires (faible croissance du PIB sur fond de hausse du core PCE), tandis que l’euro est « en disgrâce » dans un contexte d’aversion accrue au risque sur fond de tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran. En conséquence, la paire s’est retrouvée « prise dans l’étau d’une tendance latérale », dont les limites sont définies par les niveaux de 1,1760 et 1,1820.

EUR/USD. Pris dans l’étau d’une tendance latérale

Lundi, les acheteurs de l’EUR/USD ont tenté de franchir la borne supérieure du range en réaction à la hausse des indices IFO. Presque toutes les composantes du rapport sont passées en zone verte, reflétant un optimisme croissant parmi les entrepreneurs allemands.

Ainsi, l’indicateur du climat des affaires en Allemagne est monté ce mois-ci à 88,6, alors qu’on anticipait une hausse à 88,4, après être resté à 87,6 pendant deux mois. D’un côté, le rythme de croissance laisse à désirer ; de l’autre, en février, cet indicateur a atteint son plus haut niveau depuis août de l’année dernière.

L’indice IFO de la situation actuelle a bondi à 86,7 après 86,1. Il s’agit de sa valeur la plus élevée depuis juillet 2024. Une dynamique positive est enregistrée pour le deuxième mois consécutif.

Enfin, l’indice des anticipations des entreprises allemandes est monté en février à 90,5 (conformément aux prévisions), inscrivant ainsi un nouveau plus haut depuis novembre dernier.

Bien que tous les secteurs n’aient pas « suivi le rythme » de la hausse globale, des améliorations structurelles notables ont été relevées ce mois-ci. En particulier, le secteur manufacturier affiche une meilleure évaluation de la situation actuelle. Le secteur des services est quasiment revenu en territoire neutre (après des valeurs négatives), ce qui témoigne d’une reprise des services et de la logistique. Le secteur de la construction a lui aussi nettement amélioré ses indicateurs. Une croissance aussi diversifiée est le signe que le redressement est durable et ne se limite pas à un seul secteur.

Les indices IFO sont en phase avec les indices PMI publiés la semaine dernière, eux aussi passés en « zone verte », ce qui apporte un soutien supplémentaire à la monnaie européenne. Les deux rapports dressent un tableau saisissant d’un renforcement progressif de l’activité économique en Allemagne.

Rappelons que l’indice PMI composite de l’Allemagne est monté ce mois-ci à 53,1, contre 52,1 en janvier. Ses deux composantes – le PMI manufacturier et l’indice des services – se situent au-dessus du seuil des 50 points, signalant une expansion de l’activité dans le secteur privé.

En réaction au dernier rapport, les acheteurs de l’EUR/USD ont testé le niveau de résistance à 1,1820 (la ligne médiane de l’indicateur Bandes de Bollinger sur le graphique journalier), mais ils n’ont pas réussi à se maintenir au-dessus. La raison principale en est la tension géopolitique.

Selon le The New York Times, Donald Trump envisage une frappe ciblée contre l’Iran « prochainement ». De plus, cette frappe pourrait être suivie d’une attaque d’ampleur plus importante. D’après des sources du journal, si la diplomatie ou les premières frappes « ciblées » ne contraignent pas Téhéran à renoncer à son programme nucléaire, les États-Unis mèneront dans les prochains mois une campagne militaire de grande envergure visant à écarter les dirigeants iraniens actuels du pouvoir.

Les conséquences d’une telle décision pourraient être multiples – militaires, économiques et géopolitiques. En particulier, l’Iran pourrait tenter de restreindre le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole. Même une perturbation partielle du trafic provoquerait un choc sur les marchés. Il existe également un risque d’extension du conflit à d’autres pays du Golfe. Le passage d’une « opération ciblée » à une guerre régionale à la dynamique imprévisible constitue le principal danger de la situation actuelle.

Dans un contexte de forte aversion au risque, le dollar « tient bon », recherché en tant qu’actif refuge. Même si un conflit prolongé et une hausse des dépenses budgétaires aux États-Unis pourraient à terme produire l’effet inverse, pour l’heure, le billet vert bénéficie pleinement de son statut de « valeur refuge ».

Les espoirs d’une solution diplomatique subsistent toutefois. Selon le The New York Times, les négociateurs américains et iraniens doivent se retrouver à nouveau à Genève jeudi prochain (26 février). D’après les sources citées par le journal, il s’agira de la dernière tentative pour éviter un conflit militaire. L’issue de cette rencontre reste très incertaine – peut-être même pour ses participants directs.

Dans l’attente de cet événement capital – on pourrait dire décisif – les traders de l’EUR/USD se montrent manifestement prudents. Acheteurs comme vendeurs. Dans ces conditions, il est peu réaliste de compter sur un mouvement durable des prix (à la hausse comme à la baisse) ; la paire devrait rester « prisonnière d’une tendance latérale » jusqu’à ce que la situation avec l’Iran se clarifie. Tous les autres facteurs fondamentaux restent (pour l’instant) relégués au second plan.

Analyst InstaForex
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