
Le vice-président américain JD Vance a annoncé ce matin que les négociations avaient échoué et que la délégation américaine rentrait au pays sans accord. Au départ, il avait été indiqué que les pourparlers devaient durer toute la journée de dimanche, mais comme je l’ai déjà souligné, que reste‑t‑il à négocier lorsque les positions de l’Iran et des États‑Unis se situent à des extrémités totalement opposées de l’univers ? Les représentants iraniens ont déclaré que les exigences de Washington étaient excessives, tout en laissant entendre que des négociations pourraient néanmoins être envisageables à l’avenir. Nous devons désormais attendre la déclaration de Donald Trump, qui a menacé de lancer une nouvelle frappe dévastatrice contre l’Iran en cas d’échec des négociations. Je le répète, Téhéran est conscient de la solidité de sa position de négociation et ne fera donc pas de concessions.
JD Vance a également indiqué que la délégation américaine avait clairement tracé les lignes rouges, en précisant sur quels points des concessions étaient possibles et sur quels points elles ne l’étaient pas. Cependant, selon le vice‑président, la partie iranienne a rejeté les conditions proposées. Ainsi, comme je l’ai affirmé tout au long de cette semaine, le cessez‑le‑feu n’existe que sur le papier. Maintenant que les pourparlers ont échoué, de nouveaux missiles pourraient être tirés en direction de l’Iran à tout moment. À quoi bon maintenir le cessez‑le‑feu alors que le détroit d’Ormuz reste fermé, que les négociations ont échoué et que l’Iran n’est pas disposé à renoncer à son arme nucléaire ?
En parallèle, des représentants du Pakistan ont déclaré que les négociations avaient été plutôt constructives, appelant au respect du cessez‑le‑feu et à la poursuite d’un dialogue au plus haut niveau. En Israël, il a été signalé que le cessez‑le‑feu de deux semaines n’était pas encore arrivé à expiration, de sorte que les négociations pourraient encore reprendre. Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui aussi exprimé un optimisme prudent, estimant qu’il était peu probable qu’un accord puisse être conclu en une seule séance de négociations. Selon un représentant du ministère iranien des Affaires étrangères, les parties sont parvenues à un terrain d’entente sur certains points, mais il reste encore deux ou trois questions essentielles. J’ai déjà évoqué plus d’une fois ces « deux ou trois questions essentielles ».
Par ailleurs, le troisième point de blocage pourrait être le Liban, que Israël continue de frapper. À Jérusalem, on affirme soutenir pleinement le cessez‑le‑feu de deux semaines, mais le Liban n’y participe pas. L’Iran exige que toutes les frappes contre le Hezbollah au Liban cessent.

Sur la base de tout ce qui précède, j’estime que la probabilité de parvenir à un accord est pratiquement nulle, que ce soit maintenant, dans un mois ou dans un an. Nous ne pouvons compter que sur le scénario le plus probable : Trump annoncera une victoire totale, les troupes américaines quitteront le golfe Persique, et l’Iran rouvrira le détroit d’Ormuz, en imposant un droit de passage à tout navire, en particulier aux pétroliers. C’est actuellement le scénario le plus réaliste pour mettre fin à la guerre.
Configuration en vagues pour l’EUR/USD :
Sur la base de l’analyse de l’EUR/USD, je conclus que l’instrument évolue toujours au sein d’un segment haussier de la tendance (graphique du bas), tandis qu’à court terme, il se trouve dans une structure corrective. Le schéma de vagues correctif semble assez abouti et ne pourrait prendre une forme plus complexe et prolongée que dans un seul cas : si un cessez-le-feu durable est instauré entre l’Iran, les États-Unis, Israël et TOUS les autres pays du Moyen-Orient. Dans le cas contraire, je considère qu’une nouvelle séquence de vagues baissières peut débuter à partir des niveaux actuels.
Configuration en vagues pour le GBP/USD :
Avec le temps, la configuration en vagues de l’instrument GBP/USD a pris une forme plus lisible, comme je l’avais supposé. Nous voyons désormais sur les graphiques une structure claire de cinq vagues baissières avec extension de la troisième vague. Si cela se confirme, et si la situation géopolitique ne provoque pas un nouveau krach de l’instrument dans un avenir proche, on peut alors s’attendre à la formation d’une structure corrective d’au moins trois vagues, au sein de laquelle la livre pourrait monter vers les niveaux de 1,3511 et 1,3594, correspondant respectivement aux retracements de Fibonacci de 50,0 % et 61,8 %. Si un cessez-le-feu est obtenu, le segment correctif de la tendance pourrait se transformer en segment impulsif.
Principes clés de mon analyse :
- Les structures de vagues doivent être simples et claires. Les structures complexes sont difficiles à trader et font souvent l’objet de modifications.
- En l’absence de confiance dans l’évolution du marché, il vaut mieux ne pas y entrer.
- Il n’existe jamais de certitude à 100 % quant au sens du mouvement. Pensez toujours à utiliser des ordres stop-loss de protection.
- L’analyse en vagues peut être combinée avec d’autres types d’analyse et de stratégies de trading.
