Les indices boursiers américains ont nettement progressé vendredi dernier. Le S&P 500 a gagné 0,50 %, le Nasdaq 100 a avancé de 0,3 % et le Dow Jones Industrial Average a ajouté 0,70 %.

La nouvelle semaine commence par des nouvelles favorables. Il est apparu que les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord pour rouvrir le détroit d’Hormuz. Dans le même temps, l’introduction en Bourse de SpaceX s’est déroulée sans accroc : l’action a clôturé vendredi à 160,95 $, en hausse de 19 % par rapport au prix d’émission. La capitalisation boursière de la société lors de sa première journée de cotation s’établissait à environ 2,2 billions de dollars, ce qui la place au sixième rang des plus grandes entreprises cotées au monde.
SpaceX a ouvert à 150 $, a gagné à un moment plus de 30 % avant de reperdre une partie du terrain. Plus de 522 millions d’actions ont changé de main au cours de la séance, un volume comparable à la taille de l’opération, soit 75 milliards de dollars. Le marché a absorbé la plus grande IPO de l’histoire sans signe apparent de tension, ce qui constitue en soi un signal important. Pour Anthropic et OpenAI, qui pourraient arriver en Bourse cette année avec des valorisations d’environ 1 billion de dollars chacune, le succès des premiers pas de SpaceX ouvre la voie. Un échec, au contraire, aurait refroidi pendant des mois tout le pipeline d’IPO liées à l’IA.
Néanmoins, certains investisseurs préfèrent attendre. Les détenteurs de fonds indiciels recevront bientôt une participation dans SpaceX via son inclusion dans le Nasdaq 100 et peuvent donc se permettre d’attendre une correction pour entrer sur le marché secondaire avec une décote. L’historique des méga-IPO n’a rien de rassurant : selon Truist Wealth, le repli moyen après les premiers pas en Bourse atteint 55 % dans l’année qui suit. Cerebras Systems, la deuxième plus grande IPO de l’année, a grimpé de 68 % le premier jour, mais a depuis reculé de plus de 30 %.
Cette semaine se tiendra la première réunion de la Réserve fédérale présidée par Kevin Warsh, suivie de sa première conférence de presse post-réunion. Le consensus anticipe un statu quo sur les taux, mais les marchés vont scruter à la loupe chaque mot du nouveau président. Le président Trump a répété à plusieurs reprises qu’il souhaitait des baisses de taux agressives, et un accord de paix avec l’Iran renforce cet argument : les prix du pétrole devraient reculer, l’inflation se modérer et la pression sur la Fed s’intensifier. La manière dont Warsh arbitrera entre l’indépendance de la Fed et les attentes politiques sera la question clé de la journée de mercredi.

Une analyse technique du S&P 500 suggère que la tâche immédiate des acheteurs aujourd’hui est de franchir la résistance à 7 547 $. Y parvenir confirmerait une dynamique haussière et ouvrirait la voie vers 7 574 $. Conserver la main au-dessus de 7 607 $ renforcerait davantage la position des acheteurs. Si l’appétit pour le risque diminue et que le marché recule, les acheteurs devront défendre la zone des 7 518 $ ; une rupture sous ce niveau entraînera rapidement l’indice vers 7 494 $ et ouvrira la voie à 7 474 $.