Aujourd’hui, l’or a augmenté de 0,5 % pour atteindre 4 068,07 $ l’once. L’argent a gagné 1 % à 58,14 $, le platine a progressé de 0,6 %, et le palladium a augmenté de 1,1 %.

Malgré des fluctuations, l’or évolue dans une fourchette étroite. Les traders surveillent de près les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions entre les États‑Unis et l’Iran, ce qui pourrait faire baisser les prix de l’énergie et alléger la pression sur la Réserve fédérale pour relever les taux. Après avoir annulé la frappe, le président Trump a déclaré que sa dernière offre de négociation constituait la dernière chance de Téhéran et a exprimé son attente d’une reprise complète des opérations dans le détroit d’Ormuz. L’Iran, de son côté, a démenti toute négociation avec les États‑Unis, tout en indiquant que les discussions avec Oman sur l’augmentation du trafic maritime dans le détroit progressent.
Un autre élément clé de la journée est la défense du yen japonais. Les responsables américains et japonais ont clairement indiqué hier qu’ils entendaient poursuivre la défense de la devise après leur première intervention conjointe en 15 ans. Il existe ici une nuance structurelle importante qui pourrait affecter le marché mondial de la dette : le Japon reste le premier détenteur étranger de bons du Trésor américain, et toute vente de titres destinée à financer les efforts de soutien à sa monnaie risque de créer une pression supplémentaire sur les obligations américaines, à un moment où les préoccupations liées à l’inflation et la guerre en Iran poussent déjà les rendements à la hausse.
L’ampleur du repli de l’or depuis le début du conflit rappelle de façon marquante la vulnérabilité du métal à la hausse des taux. Depuis le début de la guerre entre les États‑Unis et l’Iran, à la fin février, l’or a chuté de plus d’un cinquième, des prix de l’énergie élevés ayant alimenté les pressions inflationnistes et accru la probabilité d’un maintien des taux à un niveau élevé plus longtemps, ce qui constitue un vent contraire pour les métaux précieux. Néanmoins, la semaine dernière, les représentants de la Fed ont décidé de maintenir la politique inchangée, même si trois membres du comité ont voté en faveur d’une hausse.
Le président de la Fed de New York, John Williams, a récemment déclaré, lors d’un entretien, que les taux restaient correctement positionnés, l’inflation étant attendue en repli au second semestre de l’année. Il a ajouté que si l’inflation n’évoluait pas comme prévu, la banque centrale devrait intervenir.

En ce qui concerne la configuration technique actuelle de l’or, les acheteurs doivent franchir la première résistance à 4 124 $. Cela fixerait un objectif à 4 186 $, au-dessus duquel il sera assez difficile de progresser. L’objectif le plus éloigné se situera dans la zone des 4 249 $. En cas de repli, les vendeurs tenteront de reprendre la main à 4 062 $. En cas de succès, une cassure de cette zone pourrait porter un sérieux coup aux positions haussières et pousser l’or vers un plus bas à 4 008 $, avec un potentiel de baisse jusqu’à 3 954 $.