Jeudi, l’EUR/USD est monté jusqu’au niveau de retracement de 127,2 % à 1,1700, puis s’en est replié. Un deuxième rebond à partir de ce niveau pourrait se produire ce matin. Ainsi, une baisse en direction du niveau de retracement de 100,0 % à 1,1620 pourrait commencer aujourd’hui. Une consolidation au-dessus de 1,1700 permettrait aux traders d’anticiper de nouvelles hausses vers la zone de résistance située entre 1,1786 et 1,1802.

La structure des vagues sur le graphique horaire reste haussière. La dernière vague baissière achevée n’a pas cassé le plus bas précédent, tandis que la nouvelle vague haussière a dépassé le plus haut précédent. Les développements géopolitiques demeurent constamment négatifs : les négociations entre l’Iran et les États‑Unis n’ont pas lieu, et le blocus du détroit d’Ormuz reste en vigueur. Toutefois, la position du FOMC est actuellement plus importante pour le dollar, et elle demeure fortement contradictoire.
Il n’y avait pratiquement pas de facteurs fondamentaux jeudi, mais les traders ne manquaient pas de motifs pour intervenir sur le marché. Celui‑ci ne s’est pas encore complètement remis de la « bombe informationnelle » de mercredi, lorsque le Trésor américain a annoncé une augmentation de ses achats de ses propres obligations, ce qui est quelque peu analogue aux programmes de QE généralement mis en œuvre par la Fed lorsque la croissance économique doit être stimulée. Chaque médaille a son revers. L’économie américaine pourrait croître plus rapidement, tandis que le fardeau pesant sur le budget pourrait diminuer. Cependant, la situation économique globale aux États‑Unis a peu de chances de changer. Des problèmes structurels apparaissent, et leur résolution prendra des années. Et cela, seulement si le gouvernement s’attaque aux problèmes qu’il a lui‑même créés. Or, Donald Trump est actuellement davantage concentré sur la confrontation avec l’Iran et entend rallier le soutien d’autres pays. Le président américain vise à unir la communauté internationale contre l’Iran en imposant des sanctions à tout pays qui soutiendra Téhéran dans son conflit avec les États‑Unis. Toute action de ce type pourrait être considérée comme un soutien : acheter du pétrole iranien, fournir des services aux entreprises iraniennes, et ainsi de suite.

Sur le graphique en 4 heures, la paire poursuit sa progression et s’est consolidée au-dessus du niveau de retracement de 61,8 % à 1,1649. Ainsi, la hausse de l’euro pourrait se poursuivre vers le prochain niveau de Fibonacci de 76,4 % à 1,1726. Le canal haussier indique une phase de progression pleinement établie. Désormais, un renforcement de la devise américaine ne pourra être envisagé qu’après une clôture du cours sous le canal. Aucune divergence naissante n’est observée aujourd’hui, mais l’indicateur RSI est entré en zone de surachat (au-dessus de 80).
Rapport Commitments of Traders (COT) :

Au cours de la dernière semaine de reporting, les traders professionnels ont clôturé 4 661 positions Long et 2 742 positions Short. Durant les sept semaines de février et mars, l’avantage écrasant des acheteurs a disparu en raison de la guerre en Iran, tandis que, au cours des vingt dernières semaines, la situation s’est équilibrée sur fond de trêve supposée et d’espoirs du marché quant à une fin du conflit. Le nombre total de positions Long détenues par les spéculateurs s’élève actuellement à 197 000, tandis que le nombre de positions Short atteint 257 000. Les vendeurs reprennent ainsi l’avantage.
Globalement, sur le long terme, les grands intervenants de marché continuent de montrer un intérêt plus marqué pour l’euro. Naturellement, les différents événements à travers le monde, particulièrement nombreux ces dernières années, influencent le sentiment des investisseurs. En particulier, le marché suit de près la situation au Moyen-Orient, où la guerre s’interrompt puis reprend à nouveau. Le marché a d’abord ignoré la trêve, puis il a ignoré la reprise des hostilités. Ainsi, la géopolitique ne détermine plus, à elle seule, le destin du dollar.
Calendrier économique pour les États-Unis et l’Union européenne :
- Allemagne – PMI des services (07:30 UTC).
- Allemagne – PMI manufacturier (07:30 UTC).
- Union européenne – PMI des services (08:00 UTC).
- Union européenne – PMI manufacturier (08:00 UTC).
- États-Unis – PMI des services (13:45 UTC).
- États-Unis – PMI manufacturier (13:45 UTC).
Le calendrier économique du 21 août comporte six publications, dont aucune ne peut être considérée comme majeure, surtout au regard des événements récents. L’impact du contexte économique sur le sentiment de marché sera limité vendredi.
Prévisions et conseils de trading pour EUR/USD :
L’achat de la paire était possible après une consolidation au-dessus de 1,1620 sur le graphique horaire, avec un objectif à 1,1700. Une clôture au-dessus de 1,1700 permettrait aux traders de conserver leurs positions avec un objectif à 1,1786. La vente de la paire est possible aujourd’hui en cas de rebond depuis 1,1700 sur le graphique horaire, avec un objectif à 1,1620.
Les grilles de Fibonacci sont tracées de 1,1620 à 1,1325 sur le graphique horaire et de 1,1849 à 1,1325 sur le graphique 4 heures.