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FX.co ★ EUR/USD – Analyse du Smart Money : la Fed poursuit le resserrement de sa politique monétaire

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Analyses:::2026-10-13T17:41:10

EUR/USD – Analyse du Smart Money : la Fed poursuit le resserrement de sa politique monétaire

EUR/USD – Analyse du Smart Money : la Fed poursuit le resserrement de sa politique monétaire

La paire EUR/USD recule depuis 24 jours consécutifs, à part quelques brèves pauses. Sur cette période, l’euro a perdu 500 points, et sa série de baisses a commencé il y a plus d’un mois, au moment où le marché a commencé à se préparer à une hausse des taux de la FOMC. Depuis, les intervenants n’ont cessé d’acheter le dollar américain, en utilisant le moindre prétexte pour justifier ces achats. En terminologie de trading, de tels mouvements sont connus sous le nom d’order flow. Généralement, les gros intervenants accumulent pendant un certain temps un bloc d’ordres dans une zone de range, puis ces ordres commencent à être exécutés. À ce moment-là, le contexte d’actualité devient largement secondaire : les ordres sont déjà en place et sont en train d’être exécutés. Par exemple, la semaine dernière, les traders n’avaient pratiquement aucune raison de vendre EUR/USD, hormis le problème désormais habituel de la crise budgétaire en France. Pourtant, l’euro a continué de baisser. La nouvelle semaine venait à peine de commencer que les vendeurs ont repris leurs attaques, alors même qu’aucune nouvelle significative n’avait encore atteint le marché. Cependant, dans la nuit, la membre de la FOMC Beth Hammack a déclaré qu’il fallait relever les taux d’intérêt à un rythme plus rapide, sans pauses, offrant ainsi aux traders un nouveau prétexte pour acheter le dollar américain. Peu importe que pratiquement tous les autres membres de la FOMC soient prêts à voter pour au maximum un seul nouveau resserrement d’ici la fin de l’année. Peu importe que la Fed n’ait relevé ses taux qu’une seule fois. Le dollar américain continue de monter comme si la Fed augmentait ses taux tous les jours.

Jusqu’à présent, rien n’a réussi à enrayer la baisse de l’euro. Le resserrement de la politique monétaire de la BCE, les bons indicateurs macroéconomiques de l’Union européenne, les statistiques décevantes sur le marché du travail américain, et même les configurations haussières sur les graphiques n’ont pas permis d’inverser la tendance. Avec l’invalidation d’Imbalance 19, l’euro dispose désormais d’une voie dégagée vers le seuil psychologique de 1,10 dollar. L’Imbalance 19 haussière s’est transformée en imbalance inversée baissière, générant un signal de vente. Les acheteurs n’ont pas su profiter de deux impulsions haussières ni des statistiques décevantes sur l’emploi aux États-Unis. Les vendeurs ont repris leur avance sans même attendre que l’Imbalance 24 soit comblée.

En septembre, la FOMC n’a pas seulement relevé ses taux ; elle a également signalé sa volonté de poursuivre le resserrement de la politique monétaire. Cela a suffi à soutenir l’offensive de grande ampleur des vendeurs. Même après le resserrement monétaire de la Fed en septembre et la perspective de nouvelles hausses en octobre ou en décembre, je ne pense pas que l’euro ait traversé toute cette période sans recevoir la moindre nouvelle positive.

Dans l’ensemble, à mon sens, le contexte fondamental continue de favoriser les acheteurs. Malgré l’orientation de plus en plus « hawkish » de la Fed, ce n’est pas le seul facteur qui détermine les taux de change. Il faut garder à l’esprit que les rendements des Treasuries américains atteignent des niveaux record, ce qui exerce une pression colossale sur le budget fédéral ; que l’économie américaine a ralenti ces derniers trimestres ; que le marché du travail américain a plus souvent déçu que satisfait ; que Donald Trump a relancé en 2026 une vague de conflits commerciaux et non commerciaux avec de nombreux pays ; et que le marché boursier américain continue de susciter de vives inquiétudes en raison d’investissements incontrôlés, financés par la dette, dans les entreprises technologiques impliquées dans le développement de l’IA. L’Union européenne a, elle aussi, ses problèmes, mais c’est précisément là le point clé : il y a des difficultés partout, et pourtant seul l’euro baisse.

La structure actuelle du graphique plaide sans ambiguïté pour la poursuite de la dynamique baissière. Le seul schéma pertinent à l’heure actuelle est l’Imbalance 24, qui ne devrait pas être comblée de sitôt, les vendeurs n’ayant même pas besoin de faire une pause. La seule opportunité qui reste aux acheteurs serait une chasse à la liquidité sous le plus bas de juin, à 1,1066. Cependant, la probabilité que cela se produise est extrêmement faible.

Il n’y a pratiquement pas eu de statistiques économiques significatives mardi. L’Allemagne a publié le matin ses chiffres définitifs d’inflation pour septembre, tandis que les données sur les reventes de logements aux États-Unis ont été publiées dans la seconde moitié de la journée. Mais tout le monde comprend que, dans la conjoncture actuelle, ce type de rapports n’a quasiment aucun impact sur le taux de change de la paire.

Les acheteurs ont encore de nombreux motifs de tenter une offensive en 2026. Structurellement et à long terme, les politiques de Trump — qui ont entraîné une forte baisse du dollar américain l’an dernier — n’ont pas changé. Pour l’instant, je ne vois aucun facteur majeur en faveur de la monnaie américaine, malgré la position hawkish de la FOMC. Les développements géopolitiques, qui ont soutenu la demande de dollar pendant la majeure partie du premier semestre 2026, ne jouent plus ce rôle aujourd’hui.

Calendrier économique des États-Unis et de l’Union européenne :

  • Union européenne — Discours de la présidente de la BCE Christine Lagarde (02:00–10:00 UTC).
  • Union européenne — Discours de la présidente de la BCE Christine Lagarde (08:30 UTC).
  • États-Unis — Indice des prix à la consommation (12:30 UTC).

Le calendrier économique du 14 octobre comprend trois événements, parmi lesquels le rapport sur l’inflation mérite une attention particulière. Les données macroéconomiques pourraient influencer le sentiment de marché mercredi après-midi.

Prévisions et recommandations de trading pour EUR/USD :

À mon avis, la paire reste engagée dans la formation d’une tendance haussière qui est en phase de correction depuis déjà un an. Le contexte fondamental s’est nettement retourné en faveur des vendeurs il y a sept mois, mais la tendance elle-même, en place depuis quatre ans, ne peut pas encore être considérée comme invalidée ou achevée. Les acheteurs pourraient reprendre l’initiative d’ici la fin de l’année, mais leur seule opportunité réaliste à ce stade reste le plus bas de 1,1066 inscrit en juin dernier. Les vendeurs ont reçu un nouveau signal de vente issu de l’Imbalance 19. À ce stade, les positions vendeuses devraient simplement être maintenues ouvertes. Les vendeurs sont tellement sûrs de leur position qu’ils n’ont même pas eu besoin que le prix se rééquilibre au sein de l’Imbalance 24. Les acheteurs, eux, n’ont plus guère d’autre choix que d’espérer un miracle.

Analyst InstaForex
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