
Vendredi, le cours de l’or (XAU/USD), après avoir reculé durant la séance asiatique, est revenu dans la fourchette de cotation de jeudi. Les prix sont passés sous le seuil des 4 050 $ dans un contexte de raffermissement modéré du dollar américain. L’indice du dollar américain (DXY), qui mesure la valeur de la devise des États‑Unis face à un panier d’autres monnaies, a poursuivi son rebond après avoir touché jeudi son plus bas niveau depuis la fin septembre. Cela a exercé une pression sur l’or. Parallèlement, la poursuite de la baisse est restée limitée, les opérateurs préférant attendre la publication de statistiques clés sur le marché du travail américain avant de prendre d’importantes positions à l’achat ou à la vente.
Le rapport sur les Nonfarm Payrolls (NFP) américains pour le mois d’octobre devrait montrer que l’économie a créé 65 000 emplois, contre 29 000 le mois précédent. Le taux de chômage devrait rester à 4,2 %. Les investisseurs suivront également l’évolution du salaire horaire moyen, car la dynamique des rémunérations pourrait fortement influencer les anticipations concernant les prochaines décisions de politique monétaire de la Federal Reserve. Dans l’ensemble, la publication de ces indicateurs macroéconomiques clés pourrait accroître la volatilité sur les marchés financiers et influer sur la demande de dollars américains, ce qui, en retour, fournirait un moteur supplémentaire aux mouvements du cours de l’or.
Parallèlement, la victoire du Democratic Party lors des élections de mi‑mandat aux États‑Unis a ravivé les craintes d’un possible ralentissement du développement du secteur de l’intelligence artificielle. Dans ce contexte, Wall Street a fortement reculé jeudi, tandis que la demande pour les actifs refuges traditionnels, notamment les obligations d’État américaines, s’est renforcée. Toutefois, la forte hausse ultérieure des prix du pétrole a ravivé les inquiétudes inflationnistes. En outre, les opérateurs continuent d’évaluer à environ 70 % la probabilité d’un relèvement des taux de la Fed lors de sa réunion de décembre. Cela limite le potentiel de nouvelles baisses des rendements des Treasuries américains après leur repli de milieu de semaine et soutient le dollar.
La prime de risque géopolitique reste également présente dans un climat d’incertitude quant aux prochaines démarches du président américain Donald Trump. Jeudi, il a déclaré que les États‑Unis pourraient devoir « détruire le reste de l’Iran », ajoutant qu’il serait bientôt clair s’il comptait agir. Les désaccords entre les États‑Unis et l’Iran au sujet du programme nucléaire de Téhéran et de la situation dans le détroit d’Hormuz demeurent eux aussi irrésolus. Ces facteurs soutiennent le dollar en tant qu’actif refuge et, par conséquent, exercent une pression sur l’or. Malgré cela, le métal précieux semble bien parti pour terminer la semaine en hausse pour la première fois en trois semaines, tout en se maintenant nettement au‑dessus du seuil psychologique des 4 000 $.
D’un point de vue technique, la paire XAU/USD conserve un biais haussier à court terme, évoluant au‑dessus de la moyenne mobile simple (SMA) à 20 jours. Toutefois, une baisse intrajournalière sous la SMA à 20 jours devrait inciter les acheteurs à la prudence. Les oscillateurs restent en territoire négatif, ce qui confirme l’avantage des vendeurs. La première zone de résistance se situe juste au‑dessus du seuil symbolique des 4 100 $. Une progression durable au‑dessus de ce niveau ouvrirait la voie à un test du plus haut d’hier, aux environs de 4 155 $. Le support est assuré par la convergence des moyennes mobiles exponentielles (EMA) à 9 et 14 jours. Le seuil rond des 4 000 $ constitue un support supplémentaire plus bas.
Le tableau ci‑dessous présente la variation en pourcentage du dollar américain face aux principales devises indiquées aujourd’hui. Le billet vert enregistre sa plus forte progression face au dollar néo‑zélandais.