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FX.co ★ Brent. Analyse des prix. Prévisions. Le marché est en situation de sur-approvisionnement pour les livraisons immédiates

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Informations d'analyse:::2026-07-05T22:29:28

Brent. Analyse des prix. Prévisions. Le marché est en situation de sur-approvisionnement pour les livraisons immédiates

Brent. Analyse des prix. Prévisions. Le marché est en situation de sur-approvisionnement pour les livraisons immédiates

Le groupe de sept pays OPEP+ qui contrôle les volumes de production de pétrole depuis le début de l’année 2023 se prépare à poursuivre le processus d’augmentation des quotas, initié après que les États‑Unis et Israël ont frappé l’Iran, provoquant le récent conflit au Moyen‑Orient. Parallèlement, les Émirats arabes unis (EAU), qui ont quitté l’OPEP, ont déjà commencé à exporter des volumes record de pétrole brut.

Selon des sources anonymes citées par Reuters, l’OPEP (qui comprend l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, l’Algérie, le Kazakhstan et Oman) pourrait relever ses quotas de production de 188 000 barils par jour en août. Cette hausse fait suite à une augmentation similaire pour le mois de juillet qui, contrairement aux tentatives précédentes, a davantage de chances d’être mise en œuvre.

Depuis le début des opérations militaires, l’OPEP+ a maintes fois annoncé son intention d’accroître sa production ; cependant, ces déclarations sont restées à l’état de projet, les opérations militaires dans le Golfe et la décision de l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz ayant paralysé la production. Cela a contraint les producteurs de la région à se concentrer sur la constitution de stocks et, à terme, à commencer la mise hors service de certains puits. L’Irak a particulièrement souffert de cette situation, ses volumes de production étant passés de plus de 4 millions à moins de 2 millions de barils par jour.

Les récentes décisions d’augmenter la production visent probablement à rassurer les traders et à démontrer la volonté des pays du Golfe d’intensifier leur production à mesure que la situation se normalise. Des producteurs comme la Russie et le Kazakhstan, qui n’ont pas été affectés par la fermeture du détroit d’Ormuz, entendent eux aussi accroître leurs livraisons afin d’atténuer le déficit de pétrole en provenance du Moyen‑Orient.

Alors que les EAU ont quitté l’OPEP, choisissant d’agir de manière indépendante après six décennies de participation, cette décision a alimenté les prévisions d’une hausse immédiate de leurs volumes de production. Ils se concentrent actuellement avant tout sur une augmentation significative de leurs exportations.

La semaine dernière, Reuters a de nouveau rapporté qu’en juin les EAU avaient exporté un volume record de pétrole brut, avec une moyenne de 3,7 millions de barils par jour (selon Kpler). Les analystes de Vortexa estiment que les exportations ont été encore plus élevées, atteignant jusqu’à 4 millions de barils par jour le mois dernier.

« L’augmentation des exportations peut s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment la reprise du trafic à travers le détroit d’Ormuz, qui a permis de libérer les navires bloqués », a déclaré Johannes Rauball, analyste principal chez Kpler, dans un entretien avec Reuters. « Dans le même temps, nous constatons une hausse des livraisons en provenance des EAU ; selon nos estimations, elles se rapprochent de leurs niveaux d’avant‑guerre », a‑t‑il ajouté.

Cependant, l’analyste de Kpler a souligné que ces volumes record sont en partie rendus possibles par le pétrole accumulé dans les réservoirs durant cinq mois de hostilités intenses. Cela signifie qu’au fur et à mesure de l’épuisement des réserves, et avant une véritable augmentation de la production, les volumes d’offre pourraient se contracter. La situation remet une nouvelle fois sur la table une question que les experts discutent depuis au moins cinq ans : l’OPEP a‑t‑elle perdu son influence ?

À en juger par la récente déclaration du Kazakhstan, qui affirme ne pas envisager de quitter l’OPEP+, et par le renoncement rapide de l’Irak à son intention de se retirer de l’organisation pour augmenter sa production, la réponse reste pour l’instant négative. Toutefois, le fait qu’une partie de l’OPEP ait perdu de son influence sur le marché pétrolier mondial est indéniable, en grande partie parce que les États‑Unis sont devenus le premier producteur de pétrole. Il est intéressant de noter que la décision des EAU de quitter l’OPEP est intervenue dans un contexte de concurrence stable de la part des États‑Unis, qui peuvent rapidement accroître leur production, comme l’illustre le record établi en mai (près de 14 millions de barils par jour).

Cette situation exerce une pression constante sur les prix du pétrole, ce qui est défavorable pour l’ensemble des producteurs — qu’il s’agisse des États‑Unis, des EAU ou de l’OPEP+. Les prix de référence mondiaux sont déjà revenus à leurs niveaux d’avant‑guerre, sous l’effet de la production record des États‑Unis et des informations faisant état d’une reprise des mouvements de pétroliers à travers le détroit d’Ormuz.

Sur le plan technique, le pétrole se négocie en dessous de la moyenne mobile simple (SMA) à 200 jours, un seuil important. Les oscillateurs sont négatifs, ce qui confirme l’avantage des vendeurs. Il convient toutefois de noter que l’indice de force relative est périodiquement entré en zone de survente ces derniers jours, ce qui indique soit une phase de consolidation baissière, soit un mouvement de correction. Cependant, toute correction devrait se heurter à une résistance au niveau de la SMA à 200 jours, offrant une nouvelle opportunité de vente. Si les prix dépassent ce niveau, les acheteurs pourraient disposer d’une marge de progression supplémentaire.

Analyst InstaForex
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